-Bon, alors, ça y est, ma machine est opérationnelle. Il y a juste un petit problème. Vois-tu, elle fonctionne avec l'énergie du vent. Malheureusement, quand n'y en a pas... Varronnelle sourit et claqua des doigts, actionnant son anneau d'air. Aussitôt, une bourrasque entra dans l'atelier. Les 2 elfes sautèrent dans l'engin et Ellogan actionna un bouton rouge, et la machine, branlante, sortit de l'atelier. J'imagine que leur destin en aurai étaient bouleversé si Alapaga Jet n'était pas passé à ce moment là devant l'atelier.
Les deux elfes sautèrent précipitement hors de l'engin, mais c'était trop tard: Alapaga les avait vu et c'était mise à hurler.
-Une mach...machi... machine dans la forêt! Abomination! Sacrilège! Horreur! Elle dévisagea les deux elfes. Varronnelle Mylin! Vous! Et Ellogan Feiir'Nolt!cria-elle en remarquant le changement fréquent de couleur d'iris et de cheveux de l'elfe (particularité des Feiir'Nolt). La directrice était vraiment hors d'elle. Cela faisait bien 20 ans, depuis la mort de son frère, qu'Ellogan n'avait pas vu de spectacle aussi effrayant.
-J'ai fait ça pour... tenta-t-elle d'expliquer à l'elfe en colère
-Je me fiche de savoir pourquoi vous avez fait ça!
Vous allez déguerpir de cette forêt avec cette horreur! Fichez le camp!
Et c'est ainsi que les deux elfes se retrouvèrent à la porte de leur propre forêt.
-J'ai faim ! Tu n'as pas apporté de nourriture ? demanda Ellogan le ventre produisant un étrange mélopée.
-Pas pensée... J'ai pris que mes livres... et toi ?
-Pris que des machine... plein de trucs pour cuisiner, mais pas un seul fromage... Liberthar ! Aussitôt qu'elle eut prononcé ces mots, un aigle aux plumes noirs et dorées apparues.
- Tu ne pourrais pas nous chercher de la viande ? On a faim ! L'oiseau émit un petit scrouik approbateur et s'envola dans les air. Il était le 1er et le dernier ami animal de l'elfe. Elle l'avait trouvé en se promenant dans Bollune, et un ½uf lui était tombé sur la tête. De cet ½uf était sorti un oisillon, et Ellogan, qui venait tout juste d'apprendre l'empathie animale, l'avait pris sous son aile.
-Quoi? Il a trouvé de la nourriture et il a tout mangé? s'exclama Varronnelle. La nuit était tombée depuis longtemps, et les elfes préparaient leur campement.
-Il faut le comprendre, il avait tellement faim! répondis Ellogan en tapotant la tête de l'aigle glouton. Varronnelle planta le dernier piquet rageusement. Et alla s'installer au cotés de son amie, à regarder les étoiles.
Mais Ellogan ne regardait pas les étoiles, son regard était fixé sur la plaine qui s'étendait devant elles, et devant elle, une bataille reprenait vie.
Elle se revoyait, avec 20 ans de moins, venant d'engloutir le traditionnel faisan grillé de son anitrouvaille. Son frère la poursuivait, hurlant qu'il le lui ferait recracher. En préparation à cet événement, les deux elfes n'avaient rien mangé de la journée, aussi, pour la 1ère fois depuis 15 ans, c'était Ellogan qui avait avalé en entier l'animal. Mais c'était un anitrouvaille de trop. Les elfes s'arrêtèrent de courir en même temps, les sens aux aguer. Mais les orques arrivaient, et ils étaient plus de 50. Les 2 elfes ne feraient pas le poids. Ils étaient dans la plaine, comme chaque année, et la forêt ne pourrait rien pour eux. Elgoen invoqua un mini portail et y poussa Ellogan. Mais l'elfe ne connaissait pas assez de Magie pour le maintenir plus longtemps. Il avait été massacré, à 1 contre 50, et au comble de l'épouvante, la petite elfe n'avait rien pu faire. Elgoen avait été un passionné d'armes, et peut-être même l'elfe le plus talentueux de bollune. Mais les Forces du Mal était entrées dans la bataille, filles de la ...Sorcière.
C'était une créature unique et immortelle. On disait même qu'elle avait vu naître le monde, et quiconque l'aurait vu n'en aurait pas douté. Elle avait pris au fil des siècles la fâcheuse habitude de prendre l'apparence de ce qui effrayait le plus les pauvres malheureux ayant le privilège de la voire. Mais pour la plupart entre eux, leur pire cauchemar était la Sorcière elle-même. Elle avait alors l'apparence horrible que lui avait donné le mal qui coulait dans ses veines: La peau rapiécée, le visage tordu continuellement par un rictus satanique, et bien sur, un long nez crochu couvert d'une affreuse verrue, sans compter les bêtes grouillantes qui fourmillaient dans ses cheveux. Mais sa grande particularité restait ses trois yeux, de bronze, d'or, et d'argent, qui changeaient continuellement de place sur son visage, et qui semblait guetter nuits et jours l'occasion de tordre le cou à son entourage, chose qu'elle faisait, et pas exeptionnelement.